Gabriel m’a présenté son projet de Barefoot Surf Camp avec une véritable énergie dans les yeux. «Deachachimba!», me lance-t-il, expression du Nicaragua équivalant à l’optimisme du «Pura Vida!» costaricien. En pleine campagne marketing, il fait actuellement la promotion de sa 1ère saison du camp de surf qui aura lieu du 1er mai au 15 juillet. Pour développer son projet, il choisit le Nicaragua parce que c’est plus authentique, moins cher et peu achalandé : « c’est comme le Costa il y a 20 ans», me confie-t-il. Sans oublier que c’est un paradis pour le surf, les plages sont généralement toutes recouvertes de sable et le vent est offshore presque à l’année. On voit tout de suite, à ses premières paroles, qu’il ne se lance pas dans cette aventure par opportunisme mais plutôt parce que le surf lui coule dans les veines et qu’enfin, il réalise son rêve.
Crédit photo : Barefoot Surf Camp, Gabriel Lanoix
Voilà pourquoi nous ne pouvons parler de Barefoot sans parler de Gabriel Lanoix, jeune entrepreneur qui rêve simplement d’organiser des voyages de surf d’aventure personnalisé à chacun. J’ai connu Gabriel dans le milieu de surf de rivière via KSF, là où il est moniteur depuis déjà 5 ans. Amateur de reggae, de hockey, de tennis mais surtout de surf, il commence chaque saison en rivière déjà bronzé, dû à son dernier voyage. C’est à l’âge de 13 ans, en Floride, qu’il a goûté au surf pour la première fois. À seulement 22 ans, il a déjà presque tout visité l’Amérique centrale, est aussi allé au Maroc et en Argentine. De plus, ses 5 précédentes visites au Nicaragua lui ont permis de découvrir les «spots», de rencontrer plusieurs familles locales et de bonifier son espagnol au fil des ans. Ses voyages sont devenus des expériences culturelles enrichissantes ponctuées de sessions de surf matin, midi et soir. Depuis, rien de moins que deux mois par année passés à l’étranger : un rythme de vie dont on rêve tous quelque part. Barefoot Surf Camp c’est aussi une collaboration voire une équipe de moniteurs expérimentés et passionnés venant d’un peu partout dans le monde.
Crédit photo : Kristine Choinière, Playa Madera, 2007
Barefoot? Je l’interroge: «Mais toi, tu portes des gougounes non?» Il semblait s’attendre à ma question mais se défend: « Oui, mais nu-pieds dans la vie c’est plus simple, tu touches à l’environnement, c’est la simplicité du contact et le reflet de mon implication avec l’expérience locale sans oublier que surfer nu-pieds c’est bien mieux!» Il désire d’ailleurs que chacun revienne avec une expérience inoubliable. Cela a l’air d’un objectif commun à bien des entreprises touristiques, mais Barefoot prend les moyens par sa formule concurrentielle axée sur la progression de chacun. L’idée de fixer son ratio à 2 étudiants pour 1 moniteur lui est venue de son expérience chez KSF où l’encadrement serré permet un meilleur progrès, encore plus de plaisir et ce, sans compter le respect des lieux et des surfeurs locaux. Sa situation géographique permet de découvrir différents spots de surf afin d’éviter, à certains moments, l’achalandage de Playa Madera. De plus, L’hôtel Casa de Olas, situé en hauteur, a vue sur le Pacifique et sur San Juan del Sur, village festif bordé de surf shops, de marchés locaux et de kiosques à souvenirs. Autant les pieds dans les montagnes que dans le sable, l’équilibre y est.
Crédit Photo : Hugo Lavictoire, surfeur inconnu à Playa Madera, 2007

Crédit photos : Barefoot Surf Camp, Hôtel Casa de Olas
Complétant une maîtrise en Gestion, spécialisée en responsabilité sociale en entreprise, cela lui a donné des outils de démarrage, certaines idées et une direction quand à l’inclusion des communautés locales dans les activités de Barefoot. Gabriel est aussi entré en contact avec des entreprises nicaraguayennes déjà engagées dans le milieu afin de prendre quelques conseils. En frais de développement durable, le surf camp s’engage à louer, acheter et faire réparer les planches dans des compagnies locales et collabore aussi avec des locaux pour le transport terrestre et les aventures en bateau. Nous sommes ainsi bien loin du classique «foamboard» acheté à bas prix. Concrètement, il encourage les gens à amener des livres lors de leur visite et certains profits serviront à acheter des fournitures dans les écoles primaires.
San Juan Del Sur
Crédit Photo : Barefoot Surf Camp (au boulot…)
La clé selon eux c’est le forfait personnalisé. Il y en a pour tous les goûts, débutants, intermédiaires ou avancés ; tout le monde y trouve son compte mais ce, à condition d’être aventurier…le moindrement.
À savoir absolument :
- Pour entrer au Nicaragua, votre passeport doit être valide pour 6 mois après la date de départ.
- Le Nicaragua est un pays sécuritaire avec des valeurs familiales très fortes d’accueil et de partage.
- Avec Barefoot : possibilité d’organiser une journée à Playa Colorado.
- Pour les conditions de surf l’équipe de Nicaragua Surf Report (NSR) est très assidue.
- À surveiller : le singe Buzz à l’hôtel Casa de Olas.
- Si les villes de Liberia ou Managua ne valent pas spécialement une visite, Granada et León sont des villes coloniales à visiter.
- Si vous planifiez une excursion, l’Isla de Ometepe, île formée par deux volcans, offre une vue majestueuse sur le lac Nicaragua où subsisteraient encore quelques rares requins d’eau douce.
- C’est au Iguana et au bar Arribas que ça se passe à San Juan del Sur (capitale nationale du party).
- Si un chandail en néoprène 1mm et un rashguard n’est jamais de trop dans sa valise («En vente chez KSF…» lance Gabriel en rigolant), il est aussi conseillé de se ramener une camisole Toña (bière locale) et incontestablement une bouteille de rhum Flor de Caña 7 ans.
- L’achat d’un guide Lonely Planet du Nicaragua n’est pas superflu mais nous conseillons davantage celui de l’Amérique centrale si vous comptez faire un plus long séjour.
Crédit Photo : Kristine Choinière, Nicaragua surf report (NSR) à Playa Madera, 2007
Sur ce, contactez Barefoot Surf Camp pour plus d’informations ou pour une réservation.