
Lorsqu’on dit à notre entourage qu’on fait du surf à Habitat 67, la réaction des gens est plus souvent que jamais: »Beurk!! t’es malade! Tu vas te retrouver avec un bras qui va te pousser dans le front! Ou même pire: stéril »
Notre réaction est toujours: »mais non… ce n’est pas si pire que ça… en fait l’eau est beaucoup plus propre qu’on le pense! C’est même plus propre que les piscines publiques à Montréal! ».
Et bien, les surfeurs de H67 ont en parti raison… mais ils se doivent également d’être conscient d’une réalité un peu plus sombre: le terrain de l’ancien Techno-Parc, en amont du spot de Habitat 67, est largement pollué par du carburant diesel et des substances toxiques découlants du biphényles polychlorés (BPC). L’eau du spot est en général propre puisque les écoulements toxiques se font uniquement lors de fortes pluies et aussi au printemps à la fonte des neiges. Les installations présentes contrôlent leurs déversements afin de limiter les dégâts. Mais il reste encore des risques et il est déconseillé de surfer le spot de H67 après de fortes pluies ou à la fonte des neiges.
Dans La Presse d’aujourd’hui, Martin Croteau ose discuter du vrai problème qui en est un durable:
»Depuis qu’elle a acquis le terrain de l’ex-Technoparc à la fin des années 80, la Ville de Montréal a dépensé 5 millions pour capter les substances toxiques qui coulent dans le fleuve, sans jamais réussir à décontaminer les sols une fois pour toutes. »
Mr. Croteau mentionne aussi dans son article l’inactivité de la ville de Montréal:
(…)
Peu importe le résultat de l’étude du CEMRS, la Ville sait déjà comment réhabiliter le sol de l’ex-Technoparc, poursuit M. Green. Selon lui, il faut drainer l’eau souterraine qui s’écoule vers le fleuve, poser un mur souterrain afin d’encercler le site contaminé et empêcher les matériaux toxiques de s’écouler dans le fleuve à l’aide d’un autre mur. Ce n’est qu’une fois ces étapes terminées que la décontamination du site comme telle pourra débuter.
Ce long processus a fait ses preuves ailleurs, soutient Daniel Green, mais la facture sera salée : au moins 100 millions de dollars. »
Cette inactivité me rappelle bizarement des mauvais souvenirs, ceux liés au projet de L’Association de Surf du Québec! La lourdeur bureaucratique est si présente à la ville de Montréal qu’on a l’impression que notre chère ville si sexy auprès de l’industrie touristique a une évolution digne de la lenteur des tortues préhistoriques… L’environnement est un sujet actuel et chaud où il est important d’investir un nombre considérable de temps et bien certainement d’argent! La ville ne peut ignorer qu’aujourd’hui beaucoup des citoyens et touristes profitent d’une façon récréative des rapides de Habitat 67 juste en aval du terrain contaminé. Quand je pense que Montréal est devenu la source de pollution #1 au Canada à ce qui à trait au BPC… et bien bonne chance Montréal!
Et surtout, bon surf les mutants



bon article Pat.. les boys faites comme Gy des enfats tout de suite avant qu’il soit trop tard
lol!
Ouin t’a pas remarqué que la la p’tite à Guy est beaucoup trop forte pour son âge!! Je te le dis; nos enfant vont tous posséder des super pouvoirs à cause des BPC!!! Je pense que mon kid lui sera gumby man!
http://www.youtube.com/watch?v=SfXeTn-hSVo
et bin, t’a qu’a mettre un wet-suit… ça va bloker la pollution!
HAHA! c’est sûre que le wetsuit peut servir de support mental! lol
Bizarre mais je connais certaines personnes affectés de cancer due au BPC. Est-ce qu’une exposition occasionnelle causerai autant de dommage? Seul le temps le dira…
En effet Paul… malheureusement seul le temps nous le dira… Je trouve ça insolite que la ville de Montréal ne prenne pas des moyens durables afin de régler le problème. On parle ici d’environnement, de la santé des surfers, kayakistes et pêcheurs… et aussi du style de vie des citoyens de Montréal! Les Montréalais ont le droit d’avoir accès à un fleuve St-Laurent PROPRE!
J’invite les gens à faire attention pendant les journées de fortes pluies et à la fonte des neiges… Selon la ville de Montréal, les dangers d’être exposés au BPC à H67 sont presque NUL si on fait attention… bref, si vous faites attention, vous ne serai probablement jamais exposé à des BPC même si vous surfer régulièrement à H67. Donc pas de panique pour le moment mais il y a tout de même urgence à l’ACTION!
Il y aussi les coliformes fécaux qui viennent principalement des eaux usées de Montréal. Même condition ici pour les surfers et kayakistes…. ne pas surfer en cas de fortes pluies.
Vous pouvez aussi regarder la qualité de l’eau sur le lien ici:
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=3216,3786490&_dad=portal&_schema=PORTAL
Merci pour cette information. J’ai pris mon cours de surf à Habitat 67 avant de partir pour la République Dominicaine. J’ose plus trop surfer là, mais j’aimerais bien qu’on puisse surfer au Québec ou plus proche dans des eaux propres. Je vais continuer de vous lire.
Salut Katheline,
C’est vrai que l’eau de Habitat 67 est pollué mais elle est quand même plus propre que les piscines publiques de la ville de Montréal… évidemment lorsqu’il ne pleut pas.
Si tu fais attention de ne pas surfer pendant les journées pluvieuses, tu évites en théorie la majorité des dangers d’être en contact avec de la pollution à H67. Ce post est un »call to action »! Je ne veux pas que les gens pensent que le spot est extrêmement pollués à un point d’être non baignable… Si ça serais le cas, la ville nous interdirais de surfer à ce spot…et il faut penser que la plupart des spots de surf près des grandes villes sont pollués. Prend par exemple en Californie.
La pollution de l’eau fait partie des dangers de surfer partout à travers le monde malheureusement… Ce n’est pas seulement à Montréal…
En espérant de rassurer un peu et de redonner le goût de surfer à Montréal