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Lunique spot de surf pres du centre ville de montreal est toujours pollue et peut etre pour encore longtemps

Publié le 16 février 2009 par Pat LaCroix

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Lorsqu’on dit à notre entourage qu’on fait du surf à Habitat 67, la réaction des gens est plus souvent que jamais:  »Beurk!! t’es malade! Tu vas te retrouver avec un bras qui va te pousser dans le front! Ou même pire: stéril »
Notre réaction est toujours:  »mais non… ce n’est pas si pire que ça… en fait l’eau est beaucoup plus propre qu’on le pense! C’est même plus propre que les piscines publiques à Montréal! ».
Et bien, les surfeurs de H67 ont en parti raison… mais ils se doivent également d’être conscient d’une réalité un peu plus sombre: le terrain de l’ancien Techno-Parc, en amont du spot de Habitat 67, est largement pollué par du carburant diesel et des substances toxiques découlants du biphényles polychlorés (BPC). L’eau du spot est en général propre puisque les écoulements toxiques se font uniquement lors de fortes pluies et aussi au printemps à la fonte des neiges. Les installations présentes contrôlent leurs déversements afin de limiter les dégâts. Mais il reste encore des risques et il est déconseillé de surfer le spot de H67 après de fortes pluies ou à la fonte des neiges.

Dans La Presse d’aujourd’hui, Martin Croteau ose discuter du vrai problème qui en est un durable:

 »Depuis qu’elle a acquis le terrain de l’ex-Technoparc à la fin des années 80, la Ville de Montréal a dépensé 5 millions pour capter les substances toxiques qui coulent dans le fleuve, sans jamais réussir à décontaminer les sols une fois pour toutes. »

Mr. Croteau mentionne aussi dans son article l’inactivité de la ville de Montréal:

 »La Ville accusée d’inaction
Pourtant, le temps presse, dénoncent les écologistes. Le toxicologue Daniel Green, de la Société pour vaincre la pollution, estime que la Ville, par son inaction au fil des ans, est devenue l’un des principaux pollueurs aux BPC du Canada. Il affirme qu’elle s’est traîné les pieds pendant si longtemps qu’il envisage de la traîner en cour.

(…)

Peu importe le résultat de l’étude du CEMRS, la Ville sait déjà comment réhabiliter le sol de l’ex-Technoparc, poursuit M. Green. Selon lui, il faut drainer l’eau souterraine qui s’écoule vers le fleuve, poser un mur souterrain afin d’encercler le site contaminé et empêcher les matériaux toxiques de s’écouler dans le fleuve à l’aide d’un autre mur. Ce n’est qu’une fois ces étapes terminées que la décontamination du site comme telle pourra débuter.

Ce long processus a fait ses preuves ailleurs, soutient Daniel Green, mais la facture sera salée : au moins 100 millions de dollars. »

Cette inactivité me rappelle bizarement des mauvais souvenirs, ceux liés au projet de L’Association de Surf du Québec! La lourdeur bureaucratique est si présente à la ville de Montréal qu’on a l’impression que notre chère ville si sexy auprès de l’industrie touristique a une évolution digne de la lenteur des tortues préhistoriques… L’environnement est un sujet actuel et chaud où il est important d’investir un nombre considérable de temps et bien certainement d’argent! La ville ne peut ignorer qu’aujourd’hui beaucoup des citoyens et touristes profitent d’une façon récréative des rapides de Habitat 67 juste en aval du terrain contaminé. Quand je pense que Montréal est devenu la source de pollution #1 au Canada à ce qui à trait au BPC… et bien bonne chance Montréal!
Et surtout, bon surf les mutants ;-)

Pat LaCroix